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Art / Environnement, Énergie

Intelligence artificielle, intelligence naturelle,
intelligence collective

Le musée des nuages a participé activement aux Universités d’Été du Medef 2018, au sein de son Espace Innovation. Accueillis au sein de l’IESA Incub’ depuis janvier 2018, nous étions partenaires des trophées du Challenge Start-up 2018.

Très attachée à la qualité de l’objet qui récompensera les lauréats, la direction de l’Innovation-Recherche-Numérique avait mis à l’œuvre de l’intelligence collective autour de la question de l’IA, puisque deux écoles participaient à cette réalisation : l’IESA Art & Culture et l’école de design STRATE. Le musée des nuages a rejoint ce groupe de travail par la voie de son incubateur, partenaire du challenge.

Le trophée a été réalisé par le designer Jonathan Denuit, qui a relevé une citation du mathématicien Allan Turing, père fondateur de l’informatique contemporaine, disant : « Les tentatives de création de machines pensantes nous aideront à comprendre comment nous pensons nous-mêmes. » Cette phrase a été prononcée par un logiciel de synthèse vocale, écoutée par un autre ordinateur qui a transcrit le signal audio en une sinusoïde, qu’une machine numérique a découpée dans la matière du trophée. Cette réalisation associe quatre types de matériaux associés à l’histoire des technologies : le bois, première des matières travaillées par l’humanité ; le papier, sur lequel ont été inscrits les premiers algorithmes bien avant les ordinateurs ; l’or, qui entre dans la composition des microprocesseurs ; une matière composite PPMA façonnée par une machine numérique.

Le musée des nuages a inscrit la matrice de cette création à son inventaire sous le numéro MDF195E (département Énergie). Chacun des 5 exemplaires édités a été numéroté dans la masse et nous avons introduit un certificat d’authenticité dans chacun des exemplaires. Le prototype matriciel est conservé par la direction Recherche-Innovation-Numérique du Medef.

Le musée des nuages a introduit dans chaque trophée un rouleau de parchemin hautement technologique et pourtant respectueux de l’environnement : un imprimé par procédé laser sans pigment, sur papier 100 % recyclé, estampillé par tampon sec, sans aucun produit chimique. Sur le texte sont précisées les intentions du musée des nuages qui voit dans cet objet un témoin des attentes et des espoirs fondés sur l’intelligence artificielle, pour que des machines intelligentes nous aident à rendre le monde plus intelligible.

Le musée des nuages place les questions climatiques et environnementales au carrefour des disciplines et des pratiques. Il considère les œuvres d’art comme des vecteurs capables de mobiliser et de donner corps à des sujets abstraits difficilement perceptibles, comme le changement climatique d’origine anthropique. S’intéresser aux nuages, c’est aussi se demander comment se construisent les images, comment la matière céleste, impalpable et fuyante se forme dans nos consciences, comment se forment les songes, quelle part de notre conscience et de notre vie active occupent nos rêves.

Dans ce trophée blanc comme un nuage, notre musée voit toutes les attente et les espoirs fondés sur l’IA. Autour de lui s’agrègent des rêves où se dessinent les visions de machines pensantes de Turing. Un monde assisté par des calculateurs que l’on souhaite humanistes pour aider nos contemporains à vivre en bonne intelligence.

Par l’inscriptions de ce trophée à l’inventaire du département Énergie, le musée des nuages rappelle deux des défis de l’Intelligence Artificielle : qu’elle se développe dans une perspective humaniste, attentive à ses propres besoins en matières premières et en énergie et quelle répondre aux questions environnementales liées à l’ensemble des activités humaines.

Posté par

Sylvain Soussan

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