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Art / Environnement

Ateliers de pratique artistique

— Très jolie cette peinture !
— Oui, mais croyez-moi ! Ça gagne à être vu avec un peu de recul !
Climats artistiques (logo)

« Évaporé dans la nature ! » (atelier classes maternelles)

Chacun connait l’histoire du chat et de la souris, du loup et de l’agneau ou de Titi et Grosminet.

Dans cet atelier, un dessin se fait à deux.
Chaque enfant choisit son héros (chat ou souris, etc.).
Une scène va se dérouler sur la même feuille de dessin.
Cette feuille est tout à fait particulière, puisqu’une simple goutte d’eau y laisse une trace noire. Mais quand l’eau s’évapore, le dessin disparait.
Lequel s’évanouira le premier dans le paysage, le chasseur ou le lapin ?

Matériel :
Papier magique, pinceaux, verres d’eau, une éponge ou un chiffon sec.
Durée : 1/4 d’heure à 1/2 heure.


« Dessine-moi le ciel » (atelier classes primaires)

En 1785, Alexander Cozens a publié une méthode de dessin de paysages s’appuyant sur le hasard. Par exemple : commencer par lâcher des gouttes d’eau sur une feuille blanche, puis cerner au crayon et appliquer ensuite des effets d’ombre en utilisant des valeurs de gris. 

Ce que l’on propose : dessiner l’énergie du vent et de la pluie

  • Matériel
    • 4 pastels de couleur dont un blanc par personne : 
    • Une feuille type Canson coloré (demi-teinte ou gris clair) par personne de format environ 30 x 40 cm.
    • 1 morceau de pastel blanc par personne
    • Un crayon bleu par personne
    • Une boite de 16 pastels par groupe de 4
    • Un compte goutte pour deux
    • Des chiffons ou petites éponges rondes

Préparation à réaliser par un adulte selon l’âge :
Sur une feuille unie en demi-teinte ou grise, dessiner une ligne au crayon bleu pour repérer le tiers supérieur du rectangle de papier ;
Dessiner au crayon trois petites croix espacées (varier les positions selon les personnes) ;

  • En utilisant un compte-gouttes à une distance de plus de 50 cm, laisser tomber 6 gouttes d’eau sur la première croix ; 12 sur la seconde ; 18 sur la troisième ;
  • Chaque personne choisit deux pastels de couleur : un foncé, un clair.
    Enfin, chaque personne choisit une troisième couleur à sa guise. 
  • Utiliser n’importe laquelle des quatre couleurs (le blanc étant une couleur) sur le tiers supérieur relevé en préparation ;
  • Avec le crayon bleu, cerner le contour des taches d’eau (passer largement à l’extérieur) ;
  • Utiliser un pastel clair pour remplir l’extérieur des zones cernées. 
    L’énergie du trait, les traces représentent les mouvement de l’air, de la pluie et du vent. Ne pas craindre les changements de direction ;
  • Utiliser un pastel blanc pour faire les rehauts de lumière (toujours positionnés de la même façon par rapport à la réserve formée par la zone des gouttes (par exemple : en haut à droite de chaque zone) ;
  • Utiliser un pastel foncé pour représenter le bas des nuages (bas des zones cernées).

On n’aura pas, ou très peu dessiné l’intérieur des zones cernées, laissant ici la couleur du papier à son état premier.


« Tu vois ce que je veux dire » (atelier second cycle)

Durée : 3 séances
Première séance en salle, deuxième en extérieur, troisième en intérieur.

Première séance (en salle)
Après avoir regardé une série de reproductions de paysage, décrire les composants d’un paysage en peinture :

Deuxième séance (en extérieur)
Décrire les composants d’un paysage en prenant des notes écrites selon les rubriques évoquées en première séance (pas de dessin) :

Troisième séance (en intérieur)
Toute technique de dessin libre, représenter le paysage décrit.


« L’envers du paysage » (atelier premier et second cycle)

Principe :

Représenter ce que l’on voit en relevant les contours et les formers des principaux des éléments que l’on regarde derrière une vitre.
On adoptera une position stable, permettant de ne pas bouger la tête.

Plus on s’efforcera de peindre ce que l’on voit, plus on tirera de surprises de cette expérience. En effet, la peinture masquera progressivement le sujet représenté et il faudra achever le dessin par des initiatives graphiques personnelles.

  1. S’installer devant un paysage et fixer un film transparent sur un support, lui-même transparent et stable, comme une vitre placée devant nous.
  2. Préparer des mélanges de peinture et les disposer près de soi.
  3. Vérifier que l’on place le regard à la bonne distance, de façon à pouvoir peindre et atteindre les couleurs sans perdre l’angle de vision choisi.
  4. Commencer à peindre ce que l’on voit avec un pinceau fin, pour continuer ensuite avec un plus gros.
  5. Au bout d’un certain temps, la peinture masquera le sujet représenté. Conserver votre position initiale et chercher à finir le dessin de mémoire, en ajustant les traits, les formes et les couleurs afin de donner à la composition les meilleures chances de séduire.
  6. Oublier le paysage, pour apprécier et perfectionner l’image en train d’apparaître.
  7. Laisser sécher et profiter de ce temps pour observer la face verso du dessin, qui pourrait vous séduire encore davantage.
  8. Détacher le film de son support rigide et le déposer sur une surface solide (on attendra avant de le fixer définitivement, pour montrer la face qui vous plaira le plus).

Expérience : faire une nouvelle peinture, mais au point n° 3 commencer par utiliser le gros pinceau.

Variante :

  1. Fermer un œil pour dessiner directement sur le carreau d’une fenêtre en utilisant un feutre (la trace laissée peut sembler très claire).
    Commencer par le haut, pour ne pas effacer le dessin par le contact de la main.
  2. Une fois le relevé achevé, nous allons reporter le dessin sur une feuille de papier.
  3. Embuer le carreau, en soufflant énergiquement dessus. Certains préfèreront souffler au-dessus de la surface d’une tasse de thé bien chaude, pour projeter la vapeur vers la vitre.
  4. Sans attendre, placer la feuille blanche sur le dessin et la maintenir immobilisée d’une main.
  5. Frotter avec le dos de l’ongle du pouce ou avec un objet dur et arrondi sur toutes les parties du dessin (on voit le dessin en transparence).
  6. Retirer la feuille et regarder !

Posté par

Sylvain Soussan

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